OPA | Orchestre Poétique d'Avant-guerre
4 octobre 2013
m. (OPA)

Prisons israé­liennes - Témoi­gnage d’une femme pales­ti­nienne

Transmis depuis Coco Magnanville

Samidoun, lundi 30 septembre 2013

L’article suivant est traduit de l’arabe. Il est écrit par Leena Jawabreh, ancienne pri­son­nière poli­tique pales­ti­nienne dans les prisons israé­liennes. Leena Jawabreh a purgé une peine de quatre ans de prison dans les prisons israé­liennes jusqu’à sa libé­ration le 16 juillet 2008. Elle a été arrêtée à nouveau le 15 août 2013, en même temps que Myassar Atyani et Linan Abu Ghoulmeh et condamnée à un mois de prison et à 1000 shekels (environ 200 €) d’amende. Elle a organisé des nom­breuses actions et des grèves de la faim de soli­darité pour sou­tenir les pri­son­niers pales­ti­niens, en par­ti­culier les femmes prisonnières.

Cet article aborde l’expérience des femmes pri­son­nières pales­ti­niennes à partir de la connais­sance per­son­nelle de l’auteur.

***
Affronter l’emprisonnement dans les prisons israé­liennes : le témoi­gnage d’une femme pales­ti­nienne, par Leena Jawabreh, ancienne pri­son­nière politique.

Dès le premier moment de l’arrestation, une pri­son­nière pales­ti­nienne se trouve détenue dans les centres d’interrogation israé­liens, souvent situés dans des bases mili­taires ou des colonies. Ici com­mence l’étape de déter­mi­nation et d’une bataille psy­cho­lo­gique acharnée entre la pri­son­nière qui est dépourvue de tout moyen de défense, excepté sa ferme volonté, et l’occupant. Les sombres cel­lules d’interrogation israé­liennes sont qua­li­fiées par les pri­son­nières pales­ti­niennes de “tombes du monde sou­terrain vivant”. Les pri­son­nières détenues-​​là ne peuvent dis­tinguer la nuit du jour. Les cel­lules sont com­plè­tement fermées, avec une odeur mal­saine de moisi et de mouillé, une humidité élevée et un très faible éclairage jaunâtre.

Dès le premier moment où elle arrive dans un tel endroit, ses ravis­seurs l’attachent par des fers aux bras et aux jambes à une chaise métal­lique – et c’est alors que com­mence l’interrogatoire. L’interrogatoire com­prend habi­tuel­lement l’usage de la force phy­sique, des menaces d’arrestation de membres de sa famille (sa mère, son père, son frère ou sa sœur), des cris conti­nuels, des posi­tions dou­lou­reuses sur une chaise métal­lique, la pri­vation de sommeil et le refus de la laisser béné­ficier d’une hygiène per­son­nelle, com­prenant l’interdiction d’utiliser les lavabos.

Il y a plu­sieurs méthodes et moyens d’interrogatoire et parmi ceux-​​ci il y a le détecteur de men­songes. Il est bon de remarquer qu’est reconnu le droit du pri­sonnier de refuser d’être interrogé sous détecteur de men­songes. Les périodes d’interrogatoire peuvent être pro­longées de nom­breuses fois par les auto­rités d’occupation, et les visites d’un avocat sont refusées.

Cette étape de déter­mi­nation est suivie d’accusations ou d’un ordre de détention, d’une date de com­pa­rution et du transfert du centre d’interrogation vers une autre prison où com­mence pour elle un autre combat continuel : la confron­tation au racisme et à l’oppression de l’administration des prisons.

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