OPA | Orchestre Poétique d'Avant-guerre
24 septembre 2014
m. (OPA)

Punition collective pour les Palestiniens

Le 24 septembre 2014

Yep !

Sera-t-il possible de décrire un jour tous les crimes contre l’Humanité qu’aura commis Israël ? Pourrons-nous un jour faire le décompte des cruautés quotidiennes dont sont victimes les Palestiniens, toujours humiliés, toujours opprimés, toujours emprisonnés, toujours tués, toujours massacrés, toujours mutilés, toujours sous les bombes...

Pour que décrire tous ces crimes soit possible, pour que ce décompte puisse se faire, il faudrait encore qu’Israël cessât d’être l’Etat sioniste, colonialiste et meurtrier qu’il n’a jamais cessé d’être depuis sa création en 1948.

Hier, il arrachait à la vie des milliers de Gazaouis, hommes, femmes et enfants, qui n’avaient rien à voir avec des terroristes surarmés lançant des centaines de roquettes sur Tel Aviv.

Oui, il faut le dire, le dire haut et fort. Ces 2200 mort-e-s n’avaient rien à voir avec la mort de trois étudiants israéliens.

Sans honte et sans sanction, Israël a mis Gaza à feu et à sang.

Et nous avons pleuré les défunt-e-s !
Et notre rage est encore montée d’un cran !

Pendant qu’il nettoyait le ghetto de Gaza, l’Etat Israélien réprimait aussi à tout va les manifestations des palestiniens de Jérusalem-Est.

... Notamment en projetant, après les manifs, dans les rues et sur les habitations, « un mystérieux liquide pestilentiel. »

Quand pourrons décrire tous ces crimes ? Quand pourrons-nous faire le décomptes de ces cruautés quotidiennes ?

Quand ?

L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre - O.P.A

***
Le 29 juillet 2014

L’« eau sale », arme antiémeute et punition collective à Jérusalem-Est

Depuis trois semaines, les Palestiniens de Jérusalem-Est endurent une punition collective : la « dirty water », comme on l’appelle ici. Chaque fois qu’une manifestation a lieu – et il s’en produit presque chaque soir dans la partie orientale de la Ville sainte, depuis les événements de Gaza – un camion blanc passe ensuite sur les lieux et projette un mystérieux liquide pestilentiel. Tout s’en retrouve imprégné : les façades des maisons et des immeubles, les fenêtres, les trottoirs, la chaussée, les arbustes, les fleurs… Que contient ce produit ? Personne ne le sait, et la police israélienne reste très discrète sur ce sujet. L’odeur qui se dégage de la « dirty water » agresse les narines. Elle colle aux vêtements et à la peau, et il est impossible de s’en débarrasser pendant deux ou trois jours.

A Souwaneh, l’un des quartiers « chauds » de Jérusalem-Est, les habitants marchent en se couvrant le visage ou se pinçant le nez. Personne ne traîne dans les rues. Est-ce le but de cette sanction collective ? Sans aucun doute. En obligeant les gens à se cloîtrer chez eux, les forces de l’ordre espèrent empêcher toute nouvelle manifestation. L’ennui est que la « dirty water » ne se contente pas de maculer les façades. Elle pénètre dans les habitations, s’incruste dans les rideaux, les tapis, les coussins, et rend la vie des Palestiniens encore plus insupportable. Encore plus humiliante aussi. « Qui sommes-nous pour qu’on nous traite au moyen d’insecticides comme des rats ou des moustiques ? », s’interroge Mounir avec colère, inquiet pour ses enfants.

DÉSESPOIR ET FATIGUE

Nahla, sa voisine d’en face, ne cache pas son désespoir et sa fatigue. « J’ai tout essayé pour faire partir cette odeur de ma maison, le savon liquide, le vinaigre, le chlore, rien à faire… », déplore-t-elle, avant de souligner la cruauté de la situation : en plein ramadan, elle qui jeûnait et ne buvait pas une goutte, a dû jeter des trombes d’eau sur son perron, ses marches d’escalier, son carrelage…

A quelques kilomètres de là, le quartier d’Issaouia subit, lui aussi régulièrement, cette punition collective. Faouzi, épicier et boulanger, a dû jeter ses stocks à plusieurs reprises. « Il y a trois semaines, j’engueulais les jeunes qui lançaient des pierres, renversaient les ordures et y mettaient le feu chaque nuit. Je leur disais : “Vous provoquez les soldats et vous nous attirez des ennuis. Allez ailleurs !” Maintenant, je ne leur dis plus rien. Au contraire. J’en ai tellement marre d’Israël que je dis à mes voisins : “Laissons-les faire…” »

**

Des images de 2013

Un liquide, surnommé « skunk », utilisé depuis 2008

Si les habitants de Jérusalem-Est se plaignent depuis trois semaines de cette eau sale et malodorante, le procédé n’est pas nouveau. Les forces israéliennes ont commencé à se servir de cette « dirty water », surnommée « skunk » (appellation en anglais de la mouffette, animal redouté pour son odeur) en 2008. Un correspondant de la BBC décrivait alors cette arme « non létale, mais terriblement efficace » en ces termes :

« Imaginez la chose la plus immonde que vous ayez déjà sentie. Un mélange irrésistible de viande pourrie, de vieilles chaussettes qui n’ont pas été lavées depuis des semaines et l’odeur âcre d’un égout à ciel ouvert. »

Méthode de contrôle des foules développée à partir de 2004 après qu’Israël a été critiqué pour son usage d’une force disproportionnée lors de manifestations, ces « skunk bombs » sont aspergées sur la foule à l’aide de véhicules antiémeutes équipés de canons à eau.

Si la composition de ce produit demeure secrète, la police israélienne expliquait en 2008 qu’elle n’avait rien de toxique et pouvait même être ingérée sans risques. Mais, dès l’apparition de cette méthode, plusieurs voix ont dénoncé son côté arbitraire qui punissait aussi bien les riverains que les manifestants.

Source :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/07/29/l-eau-sale-nouvelle-arme-antiemeute-d-israel_4464041_3218.html

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